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Headcharger nous avait ravi avec son premier album réussissant le parfait mix entre hardcore et rock’n roll. Le voilà qui débarque à nouveau en force, bien déterminé à confirmer tous les espoirs que l’on a placés en lui. Pour l’occasion, la grosse artillerie est de mise: enregistrement en Suisse avec Serge Morattel (knut, tantrum…), et masterisation à l’américaine par Alan Douches (mastodon, hatebreed…). Un duo gagnant qui ne paie vraiment que si la qualité des compos suit derrière. Et c’est le cas! Un peu moins hardcore, un poil plus rock, les titres de "watch the sun" prouvent qu’headcharger n’a rien perdu de son efficacité. Son côté un peu plus mélodique le rapprochant d’un groupe comme Lazy (entre autres), on ne peut qu’applaudir des deux mains devant le résultat final. Ca avoine, ça blaste et ça n’oublie pas de nous pondre un refrain que vous retenez sans problèmes. une très belle réussite à l’efficacité redoutable. La scène rock française énervée se porte bien. Elle vous remercie.
Ce n’est pas la première fois que les caennais nous font ce coup là. On a encaissé le premier coup de boule en 2005 sans moufter! Materazzi stylee. On a pansé nos plaies dans la dignité après avoir salement morflé quand même. On pensait être sur nos gardes et vlan, c’est une super grosse mandale qu’ils nous collent par surprise. "watch the sun" est encore plus vicelard que son prédécesseur. Ici, headcharger asseoit un rock limite hard pour se la jouer tendance screamo-braillard à la sna-fu. Quel carnage. Bome d’adrénaline.
C’est une des grosses claques de l’automne que ce nouvel album d’Headcharger car si on s’attendait à un très bon album
(au vu de leur premier effort, on ne doutait pas de leurs talents), on ne s’attendait pas forcément à une telle débauche de rock’n'roll crasseux et chaleureux.
Watch the sun est le rejeton d’une maman HardCore et d’un papa stoner qui assume complètement sa condition : il pose un pied sur le retour, tend deux doigts diaboliques vers le ciel, agite la tête et t’envoie de gros riffs en travers de la gueule. Headcharger joue bras tendus, taille dans le gras et allie parfaitement sens de la mélodie qui fait mal, accords incisifs et rythmiques animales. Le son est gigantesque mais, là encore, il ne pouvait en être autrement car confié à la doublette Serge Morattel (Knut, Tantrum, Headcharger, Shora, Membrane, Houston Swing Engine, …) / Alan Douches (Prejudice GVA, Ampools, Right 4 Life, Hatebreed, Converge, …), la voix et chaque instrument sont formidablement bien placés et font leur job sans rechigner, qu’il faille tabasser à vitesse grand V ("Bill Murray’s syndrome"), se faire plus charmeur ("Get naked") ou faire honneur au Rock’N'Roll ("You wanna dance you gotta pay the band") avec deux grands R et un gros N. Séb a gagné en variété dans son chant, à l’aise dans le dur comme dans le doux, il suit sans sourciller les ruades des zicos qui l’entourent et ne le ménagent pas forcément (il faut pouvoir assurer après une intro comme celle de "On the prowl"). La très belle pochette annonçait elle aussi la couleur : rouge flamboyant, chaleur infernale, forcément, musicalement ça devait péter le feu, mission plus que réussie avec un album où l’ennui est réduit à l’état de cadavre, piétiné par les empreintes des Caennais qui ont définitivement trouvé éperons à leurs bottes. En France, on sait enfin faire du rock méga bien burné, en tout cas, avec Lazy, Sna-Fu, Headcharger et les autres, on peut rivaliser avec la Scandinavie, la Suisse ou les Etats-Unis sans rougir. Ne serait-ce que pour ça, merci les gars !
"Watch The Sun" est le second album de Headcharger (anciennement Doggystyle) après un premier effort sorti en 2005. À l’occasion de ce nouvel album, le groupe de Caen s’est offert les services de Serge Morattel (Knut, Kruger …) pour l’enregistrement et Alan Douches ( Converge , etc.) pour le mastering, rien que ça… Inutile donc de préciser que la production et le son massif comme un rock sont tout bonnement excellents.
On peut légitiment avoir une légère d’appréhensions mais celle-ci est rapidement balayée par la puissance explosive et le cocktail tonique que nous présente Headcharger. Alliant puissance du métal, la rage du hardcore, le swing du rock’n’roll à un bon gros stoner mâtiné de gros rock gras voire garage qui tache, le petit plus de ce cocktail qui fait tout en somme.
Headcharger, groupe venant de Caen, en Normandie ! Première surprise lorsque l’on écoute le second album sous ce nom (anciennement Doggystyle) tant les morceaux respirent le soleil. Soleil que l’on retrouve dans le titre Watch the sun. Ils se décrivent comme un groupe mêlant la puissance du métal, la rage du hardcore et le swing du rock’n roll.
Voyons si nous allons pouvoir digérer ce cocktail. Et c’est un riff explosif qui introduit la galette « You wanna dance you gotta pay the band ». Titre sans compromis, « rentre-dedans ». Le chant essentiellement hardcore est rattrapé par une voix chantée sur le refrain. Ce morceau résume très bien la description qu’ils font d’eux mêmes et était sans doute le meilleur pour devenir la première plage cet album. (Lire la suite) « On the prowl » est moins direct, plus saccadé, avec un riff au refrain à la Metallica montrant encore une fois la puissance de la voix de Seb, le chanteur.